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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 09:18

Ils ont assassiné le dessinateur de mon enfance et un des rares économiste qui avait un son différent.

 

Ce sont par la petite lorgnette de ma vie ceux pour qui je suis le plus profondément atteind. Car je ne vais pas la raconter, je n’ai jamais été abonné à Charlie Hebdo, Et je ne connaissais pas toutes leurs « unes » avant ce massacre imbécile.

C’est regrettable car aujourd’hui qu’elles sont bombardées partout, je me rends compte qu’elles sont vraiment « bonnes » non seulement tout l’humour est là, mais la profondeur de leur messages est en adéquation avec ma pensée.

Bien sûr il y a ces deux abrutis qui embrigadés mentalement par des manipulateurs vomissables ont perpétré ce carnage, ça me réveille la nuit, me laisse sans aucune solution et perspective.

Mais il y a aussi la cohorte des pires insignifiants, les « journalistes » qui n’ont pas publié les caricatures de Mahomet en soutien à la liberté d’expression, ceux qui ont floutés les unes de « Charlie Hebdo » lors de leur reportages sur ce qu’ils nomment tuerie, ceux qui entendant Philippe Val comparer ces assassinats à ceux qu’auraient pu être ceux conjoints de Zola, Hugo, Stendhal au XIXème siècle ont un rictus de dédain….tous ceux là en perpètrent une à leur tour celle des idées, du courage et de la liberté d’expression.

Et il ya tous ceux, charognards innommables, qui se servent de ce drame pour réclamer ce que « Charlie Hebdo » combattait c’est évident. La peine de mort, la haine, le racisme, la xénophobie…

Utiliser la mort des hommes les plus libres du monde pour promouvoir l’anti thèse de leur pensée c’est là tout l’art de la bêtise éhontée extrémiste.

 

Regardez vous en face, essayez de penser un instant, étudiez la France, les lumières, la loi sur la laïcité, l’abolition de la peine de mort dont un des artisans fût monsieur Badinter, madame Badinter défendait « Charlie Hebdo » au procès des caricatures de « Mahomet », faites le lien entre tout cela et vomissez vous, vomissez votre stupidité et soyez sûr que vous êtes à la marge, de la même trempe que les idiots munis de kalachnikov qui ont tué mes dessins d’enfant et une de mes conscience d’adulte.

Je vous dis cela sans haine car je n’ai pas le droit de haïr ce n’est pas digne de « Charlie Hebdo »

 

Vincent Laterrade

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 13:13

C'est pas souvent mais il me semble indispensable de préciser la façon de voir différente d'un petit patron...

 

J suis né dans le commerce, mon père était hôtelier restaurateur, ma mère fleuriste. Du plus loin que je le sache ma famille à toujours vécu d'une activité commerciale ou agricole de petite taille.

 

Et lorsqu'en 2007 j'ai choisi à mon tour d'ouvrir un commerce ma mère notament m'a fait part de son inquiétude, reste salarié, tu auras la sécurité.

 

Bien entendu après 8 années d'exercice, j'ai parfois été tenté de lui donner raison. Je gagne beaucoup moins bien ma vie que lorsque j'étais salarié. Je dors moins bien, je ne bénéficie pas de possibilité d'assurance chômage si mon commerce devait fermer et je n'ai pas le droit à des arrêts maladie.

 

MAIS NON, NON et NON je ne manifesterai pas avec les petits patrons qui considèrent que l'état est responsable de leur situation.

 

Pourquoi?

 

Dans un premier temps car je ne me trompe pas d'adversaire:

 

Si mes revenus sont nettement inférieurs à ceux que mes parents avaient dans les années 1980 ce n'est pas de la faute de l'état, j'en suis certain.

 

D'autre part, aujourd'hui ce qui me coûte le plus cher et me demande le plus de travail administratif n'est pas l'état.

 

Je ne confond pas les choix de certains politiques avec le fonctionnement d'une institution.

 

Enfin, Je ne soutiendrai jamais ceux qui sont la cause de mes difficultés.

 

Je m'explique:

 

Entre 1980 et 2014 l'évolution du commerce de détail, et des pme qui fournissent les comerçant à particulièrement évolué pour voir: l'explosion de la grande distribution, la concentration des moyens de production dans un soit disant but de "gain" de pouvoir d'achat.

Résultat, baisse du nombre d'opérateur, concentration des bénéfices, perte de pouvoir d'achat des classes moyennes, perte de clientèle. En quoi l'état est responsable de ces choix?

 

Depuis que j'ai ouvert mon commerce, j'ai traversé à plusieurs reprises des période de difficultées, financières, de trésorerie..., suivie de périodes plus bénéfiques. A chaque fois que j'ai rencontré des difficultés, les établissements bancaires m'ont lachés, je n'ai pour eux aucun intérêt. A chaque fois ce sont des amis qui m'ont aidé sans que cela me coûte. Si nous traversons actuellement une crise économique les responsables sont les financiers que les politiques ont choisi de sauver avec nos deniers et qui font leur profits sur nos difficultés. A chaque fois que j'ai eu des difficultés pour payer mes imôts et taxes, j'ai écrit à des fonctionnaires conscients qui souvent m'ont permis d'étaler des paiements ont ristournés les frais.. Les banquiers? Jamais au contraire. Les banques, les assurances, lecoût des énérgies sont aujourd'hui les postes les plus lourds pour ma société.Mon employée crée comme moi des richesses.

 

En rien la dérégularisation de ces secteurs m'a fait gagner de l'argent au contraire.

 

Qui a refusé que la sécurité sociale et les régimes retraites soient les mêmes pour tous? Je veux la suppression du RSI et son absortion dans la sécurité sociale, l,application total au programme du CNR de 1946 et non celui des technocrates dogmatiques aux mains des financiers de Bruxelle.

 

Je ne confond donc pas les lois, les petits fonctionnaires qui sont mes clients et les politiques, les hauts fonctionnaires vivant dans leur tour de babel qui eux ont fait des choix dogmatiques toujours en faveur des plus gros, des financiers et jamais en faveur du travail.

 

Descendre dans la rue pour réclamer moins d'état, moins de taxes, la baisses des charges, c'st s'associer à ceux qui sont responsables de nos difficultés, les financiers, les très grandes entreprises, les hauts fonctionaires et les politiques.

 

Je souhaite, des salaires et des revenus qui permettent aux travailleurs de consommer, une localisation et un éclatement du commerce et de la production, des charges plus importantes sur les revenus financiers et plus lègères sur le travail. De véritables contraintes aux banquiers.

 

Voilà, je suis un petit patron et non je ne suis pas d'accord avec le MEDEF ni la CGPME.

 

 

 

 

 

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 14:55

Si vous arrivez ici, c'est que clients qui êtes déjà venus, ou qui voulez venir, vous voulez en savoir plus sur Le Moulin de Laumet et sur ceux qui vous accueilleront.

Depuis mai 2007 nous vous accueillons dans ce moulin à eau du XVème siècle;  7 ans ont été consacrés à le rénover.
Vous visitez le Gers, vous voulez profiter d'un séjour bien-être, vous voulez apprendre sur le vin ou l'armagnac ou bien encore vous venez travailler dans la région,..... et nous sommes là.

Depuis mai 2007 nous ouvrons toute l'année, tous les jours. Nos repos sont faits de petites journées sans réservation.
4000 personnes  ont dormi au moulin de Laumet depuis l'ouverture et un millier environ de visiteurs supplémentaires, clients, visiteurs de l'exposition, curieux...

Nous sommes heureux de vous avoir accueilli; souvent ce fût pour nous des rencontres singulières, des moments d'échange et de partage, pas seulement un job, et heureusement!

Les choses changent, vous qui êtes sur ce blog, vous prenez le temps, de lire, d'essayer de comprendre...

Aujourd'hui les nouveaux moyens de réservations s'appellent Booking.com, smartbox, cadeau loisir...

Alors voilà une fois encore nous vous ouvrons notre quotidien, afin que, si vous venez, vous sachiez.

En 2012 les réservations via ces modes "modernes" vont représenter 62% de nos réservations, les deux plus grosses sociétés cités plus haut ont comme par hasard délocalisées leurs sièges sociaux en Irlande.. pourquoi? Pas d'impôts sur les sociétés, pas de TVA, les commissions que nous leur versons sont donc basées sur nos prix TTC et nous ne récupérons pas la TVA sur ces commissions.

Bilan Booking : 15% de commission sur le TTC ce qui représente en fait  plus de 17% qui leur reviennent, Smartbox 33% !

La TVA sur les hébergement est passée en France de 5.5% à 7%. Sur les repas me direz vous de 19.6% à 7% oui seulement les repas.. et bien nos clients réservant par ces centrales de réservations ne les prennent pas chez nous.

Nous allons changer nos formules pour 2013 afin d'être, plus attrayants, de "coller à la demande".

 

Nous avons travaillé en 2011 pour le plaisir et subi une perte de 2000€ ce qui signifie que le gérant de la société,   -votre serviteur- ne s'est pas payé un centime de l'année, mais en plus à été obligé de contarccter un prêt pour injecter de l'argent dans son entreprise, c'est la règle.

C'est la règle et cela fait 5 ans que cela dure: pas de droit à la retraite, cotisations en dessous des minimas, pas de droit à la maladie c'est la règle pour les travailleurs indépendants...

Najah notre salariée, toujours souriante et aimable ne peut être augmentée, pourtant elle le mériterait...

Heureusement que Pierre, le père retraité est là, sans rien demander, pour me permettre de m'échapper de temps en temps...

De lui, ancien agriculteur, hôtelier, j'ai appris que l'on pouvait travailler toute sa vie pour, le minimum viellesse;  de ma mère, fleuriste, j'ai appris qu'il fallait se lever tôt, finir de travailler tard, travailler 7 jours sur 7 et m'avait-elle dit, ne soit jamais commerçant, c'est un enfer!

Les enfants n'écoutent jamais leurs parents...

 

Pourquoi cet article, vous demandez-vous? eh bien parceque voilà  la joie de ces sites de réservation c'est que nos chers clients peuvent mettre des commentaires, et que pas plus tard qu'il y a peu voici celui dont nous ont gratifiés des "clients"  je le cite in extenso puisqu'il est visible sur le site Booking:

 

"+ Peu de choses !!!! Même pas le calme avec sous nos deux fenêtres un bruit de cascade à droite et de "soufflerie" à gauche !!!! Le fameux "canal" dans la description du moulin : en fait une retenue d'eau puis petit ruisseau !!! mais très très bruyant !!! Chambres "spartiates" et draps douteux ! La fameuse télé écran plat : ne fonctionnait pas ! La douche : soit disant à Hydromassage... Glacee ou bouillante ! les jets d'hydromassage devaient eux aussi être en vacances !! L'acceuil : en rentrant le soir même pas une lumière !! La terrasse : tables et chaises posées sur du gravier !! Les services !!! Dans la description, Il mélange le service d'étage avec le pressing et le salon de coiffure ???? Nous n'avons trouvé ni institut de beauté, ni coiffeur, ni nettoyage à sec etc.... Peut être veut il dire dans le village à côté ???? La salle des repas : lugubre !!! nous avons du nous tromper de moulin !!!!! En fait il doit rester oenologue ou relooker son moulin ! Très bien pour les voyageurs de Compostelle mais pas pour le tourisme général !
- Pour nous il s'agit d'une présentation de prestations mensongère totale ! Nous voyageons souvent en gîte, mais nous n'avons jamais trouvé ce genre de prestations. Les petits déjeuners, vraiment un minimum !!!! On ne "brunch" pas chez eux !!! En fait qualité prix, les nuitées honnêtement devraient être à 40/50 € Pdj compris
Francois-Xavier Betrancourt, Cestas (FR). 2012-08-24"

 

Alors voilà si vous venez au moulin de Laumet, sachez que nous tentons l'impossible, vous accueillir le mieux possible toute l'année, que cela ne nous fait pas vivre mais que nous vous aimons! Tels que vous êtes, que nous vous offrons ce que nous pensons être le meilleur, les légumes de Christian dont le jardin est à 500m du moulin, les poulets de Thierry, Patrick et Gladys dont l'élevage est à 1.5 km, le veau et les fromages de Xavier situé à 10 km, Le jus de raisin de Carine et Hélène vigneronnes à 9 km, les vins de dizaines de vignerons que je connais tous et dont je répond totalement, la farine vient de Mourède, le beurre du crémier de Nérac, j'en oublie beaucoup.

Alors non il n'y a pas de canard l'été, ce n'est pas la saison mais laissez arriver octobre et vous goûterez ceux de Paul à Tudelle 9 km, la viande est achetée uniquement chez le boucher Grégory qui ne s'en sort pas plus... Enfin je m'arrête là.

 

Si vous voulez des produits de la région des VRAIS si vous voulez des Vins de Vignerons, des VRAIS c'est ici qu'il vous faut venir et apprécier, la douceur et la gentillesse de Najah, le caractère tatillon et bien trempé de Vincent, les discours légèrement désabusés de Pierre, venez partager tout cela, vous êtes les bienvenus...

 

Nous travaillons, par plaisir et pour le plaisir, venez le partager avec nous.

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 11:25

 

Nous étions six autour d’une table, comme il se doit.

Le repas était simple mais sincère, nous avions ôté tout apparat.

Trois des nôtres amenaient la touche exotique de l’Andalousie.

Mario jeune torero de Corria del Rio était la cause de ce repas.

 

J’avais profité qu’il tientât dans un élevage voisin pour l’inviter, ainsi que Jean et son épouse (qui depuis plusieurs années déjà aide Mario à accomplir sa destinée). Deux amis et compères de Mario complétaient ce moment.

Mario est un artiste dans l’âme un artiste total, tout ce qu’il fait est artistique : il s’habille avec goût et finesse bien qu’il n’ait que peu de moyens, il marche avec art, écrit avec une calligraphie élégante et étudiée. Tout en lui est tourné vers ce qui est beau.

Ses goûts sont aussi, l semble n’aimer que l’élégance et la finesse, cherche à comprendre, il est pourtant peintre en bâtiment sans emploi comme un andalous sur deux en ce moment, espère un jour travailler dans une usine de riz, et demain trouver un petit chantier pour quelques billets. Il ne semble pas en souffrir, sûr qu’il est de ses goûts et de ses choix qui lui semblent comme imposés par une fée.

Le Chambolle Musigny leur plaisait beaucoup, à ma grande surprise. Ce vin fin égayait notre repas qui n’en avait pas besoin, après un armagnac servi très chichement et alors que nous parlions de Rafael de Paula touché par la fée de l’art tauromachique, Jean argumentant qu’il doutait que notre époque puisse laisser exister un tel type d’artiste, tant l’efficacité, la réussite immédiate et populaire sont les canons de celle-ci.

Nous parlions de l’art romantique, immédiat et éphémère, que seuls quelques uns des plus sensibles peuvent percevoir et rechercher. Il faut pour cela être capable de pleurer face à un tableau, de se sentir rempli d’un paysage valoné de Gascogne, se sentir pleinement heureux sur une plage en janvier, sentir, ressentir, s’émouvoir, espérer que cela puisse se reproduire,  mais pas trop souvent…

Bien sûr on peut aussi vouloir visiter tous les plus grands musés en 5 jours, visiter l’europe en deux semaines et aller à Bénidorm en août ! Vouloir, surtout vouloir,  tout posséder, tout posséder et reproduire cela au quotidien.

A cet instant, Juan Pedro ami de toujours avec Mario se lança dans une explication sur la nécessité d’arriver à ses fins par tous les moyens, où que tu veuilles aller ,disait-il, il faut y arriver et si pour toi la porte d’entrée est fermée et qu’il te faut passer par la fenêtre ou même le toit puis la cheminée,  il faut y arriver.

Je vis à cet instant Mario se mettre en colère, pour la première fois depuis quatre ans que je le connaissais.

Et sa splendeur d’artiste romantique forgée à grands coups de désillusions et d’injustices nombreuses, surgit et m’éclata en pleine figure.

"D’objectif, je n’ai pas, et ce n’est pas faute de ne pas en avoir eu; j’ai rêvé d’être parmi les plus grands j’ai frappé aux portes, essayé d’y mettre le pied, de passer par la fenêtre. Mais je n’ai pas vendu mon âme, j’ai un sentiment artistique, je saisi les opportunités qui me son données, pas en cadeau, mais plutôt en défi. Ce n’est pas grave, je me présente à l’heure dite au lieu annoncé, et je m’exprime avec ce que je ressens. Si un jour j’ai la chance que cela touche le public et qu’il ressente mon sentiment artistique au plus profond de lui-même alors je serai heureux si ce n’est pas le cas, je serai déçu mais pas triste, je n’en voudrai pas non plus au public qui ne m’aurai pas compris, j’aurai été moi-même, un artiste romantique".

 

Mario du fond du cœur que cette opportunité te soit donnée, qu’elle te permette d’exprimer se fort sentiment artistique, et que les heureux qui pourraient ressentir la finesse et l’élégance de ton âme tout entière soient nombreux.

 

Ya-t-il un place pour le romantisme ? je ne sais pas mais une œuvre n’existe que si elle rencontre son public.

 

Suerte torero, merci les amis, ce fût un de ces moments si délectable qu’il ne faut pas en vivre tous les jours.

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 17:22

Depuis l’histoire de l’Homme il n’est question que de puissance, de la conquérir, de la montre, de l’asseoir, et de ne pas la perdre.

 

Cette simple phrase ouvre un débat immense d’exemples et de contestations. Mais elle n’en souffre pas, de contestation.

Ces deux vocables, débat issu de débattre  et contestation sont par essence issus du règne de la puissance, remplaçons-les par partager et un seul mot fait l’union entres les vivants.

Vous vous demandez certainement pourquoi je m’essaie aujourd’hui à cet exercice de style; vous trouverez réponse en lisant ces quelques lignes. Le point de départ en est l’eau;  enfin je crois.

Une amie récemment de retour d’un voyage à Rome m’explique, photos illustrant son propos, que Rome est parée de centaines de places, toutes munies de fontaines coulant nuits et jours toute l’année. Puis elle passe à la splendeur des monuments et du Vatican.
Emerveillé, mais légèrement embrumé par cette débauche ostentatoire, mon cerveau divague, mes yeux quittent les photos et aperçoivent une lance de canon d’irrigation qui inonde le maïs du champ voisin.

Il en est fini de mon attention aux splendeurs romaines, j’acquiesce poliment et vois se dresser une verge dominatrice qui crache des milliers de litres d’eau sur une plante originaire du Mexique. Ma divagation phallique passée j’en veux au monde de vouloir conquérir, dominer, montrer, posséder et surtout ne pas perdre.  

Les Romains ont conquis, ils ont possédés, ils ont montré leur richesse qui résidait en l’eau notamment, ils ont émerveillé. Il en est de même pour le Vatican et Paris et et et la liste est sans fin.

L’équation semble simple, conquêtes puis prospérité, puis possession, domination et le bonheur est à l’issue.

6000 ans d’histoire démontrent le contraire mais tout est fait aujourd’hui encore pour  conquérir, dominer, montrer, posséder et surtout ne pas perdre.

 

         L’Homme est si habile en cela qu’il en a créé un art devenu un métier cela se nomme politique, elle gère, la guerre (conquérir) oui oui mais pas que celle de l’armée, non les guerres sont aujourd’hui, commerciales, amoureuses, financières… ; les pouvoirs régaliens (dominer) ; celui que je préfère je crois : la communication (montrer), la finance (posséder), l’assurance (ne pas perdre).

Ce n’est pas un jeu puisque l’on sait avant que la partie ne débute, qui gagne, qui perd; bien sûr on citera quelques contre- exemples, qui,  comme à la loterie nationale, donnent à rêver.

         L’agriculture dans cela? Eh bien  les mêmes lois, mentir pour conquérir, affamer pour dominer, communiquer pour asseoir enfin la guerre quoi.
Arroser les cultures d’une plante issue d’un des pays les plus secs du monde (il faut le faire…) expliquer que cette plante est indispensable pour bien se nourrir, créer des colonies d’obèses et de malades, les soigner…

La vigne et le vin tout pareil en pire nous en reparlerons….

 

La sagesse enseigne à jouir uniquement du nécessaire, elle apprend la contemplation, la réflexion, la passivité, ELLE conduit au bonheur intérieur et global, elle permet le partage, elle ôte la crainte. Elle aime plus la faiblesse que la force. Combien de fois entent-on "soit fort, sinon"… Et sinon quoi ? Tu perdras ce que tu as.

Point final sans appel qui ferait peur à n’importe lequel des possédants même d’une bille dans une cours de récréation.

J’aimerai dire à ce fils imaginaire donne les leur s’ils les veulent ! Joue avec tes doigts et ton cerveau personne ne peut te les prendre !

 

Et puis je suis arrêté dans mes divagations, j’entends la voix moqueuse d’un supporter de rugby il  y a déjà longtemps m’asséner cette gifle verbale : « tu parles comme un livre »

Je n’avais su lui répondre alors, et m’étais tu. Je sais aujourd’hui ce que je voudrais lui répondre, si c’est un livre qui te plaît alors raconte son histoire autour de toi, et si elle plaît à ceux qui t’écoutent donne leur ce livre et laisse les raconter cette histoire un jour peut-être si nous sommes nombreux à parler ainsi ce ne sera plus une histoire mais la VIE.

 

         Sage mais certainement pas obéissant et puis pas absolument car l’absolu n’existe pas…

 

         C’est un sage qui me l’a enseigné lors d’un de nos nombreux partages…

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 12:35

En voyage récemment à Séville, je retrouvais un ami sincère un de ceux que l'on ne voit malheureusement que deux ou trois fois par an et qui pourtant vous accompagne à chaque instant.

Mon budget ne m'ayant pas permis cette fois-ci d'accéder à mon hébergement coutumier, je lui avais demandé de m'enseigner les coordonnées de la famille qui l'avait hébergé huit ans auparavant alors qu'il faisait ses études dans cette merveilleuse ville andalouse.

 

Il prévint Mabel qui depuis longtemps déjà pour agrémenter une trop maigre retraite de professeur de lettres accueille des étudiants dans sa maison du centre ville de Séville.

 

Patio andalou, trois étages surplombés par une terrasse, l'église toute proche sonne tous les quart d'heures, tout y est.

 

La décoration est sommaire, voire inexistante, les meubles sont chiches et usés. Pour autant on se sent comme à la maison ici, vous êtes accueilli comme un enfant de la famille et malgré mes 40 ans approchant j'ai l'impression d'être le petit dernier.

 

Mon ami, voyageur professionnel court l'Asie pour représenter une des plus vieilles marques de montres de luxe Suisse

( j'ai dit de Luxe plusieurs milliers, dizaine de milliers voire centaine de milliers d'euros pour une montre!) cet ami donc invité comme moi au baptême du petit fils de ma logeuse, m'accompagne dans ma chambre, elle est spartiate, fraîche, mais propre et je n'aurai rien voulu de plus. J'étais ici pour me changer les idées, c'est parfait.

 

Lorsqu'il entra dans la chambre, ce fut pour lui un retour en arrière immédiat, "elle est comme je l'ai laissé, c'est rassurant tu trouves pas quand rien ne change?"

 

Cet habitué des hôtels Carlton, Hilton de Pékin, Shanghai ou Tokyo est rassuré de retrouver cette chambre.

 

Je me sent encore plus proche de lui et le temps de passer un costume trop pièces, cravate et pochette nous nous rendons au baptême.

Le costume est trop luxueux pour la maison, pour la chambre mais certainement pour la famille qui nous reçoit. tout le monde est tiré à quatre épingles, même si quelques encolures usées font montre de difficultés financières évidentes.

 

Le repas est simple, mais la sincérité et l'amour sont partout. Je me sent bien, tout le monde est beau tout le monde est vrai. Ni le Carlton ni le Hilton ne me donneront jamais autant de bonheur! C'est rassurant.

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 09:14

 Sachez que la Création ne nous appartient pas, mais que nous sommes ses enfants.
Gardez-vous de toute arrogance car les arbres et toutes les créatures sont également enfants de la Création.
Vivez avec légèreté sans jamais outrager l’eau, le souffle ou la lumière.
Et si vous prélevez de la vie pour votre vie, ayez de la gratitude.
Lorsque vous immolez un animal, sachez que c’est la vie qui se donne à la vie et que rien ne soit dilapidé de ce don.
Sachez établir la mesure de toute chose.
Ne faites point de bruit inutile, ne tuez pas sans nécessité ou par divertissement.
Sachez que les arbres et le vent se délectent de la mélodie qu’ensemble ils enfantent, et l’oiseau, porté par le souffle, est un messager du ciel autant que la terre.
Soyez très éveillés lorsque le soleil illumine vos sentiers et lorsque la nuit vous rassemble, ayez confiance en elle, car si vous n’avez ni haine ni ennemi, elle vous conduira sans dommage, sur ses pirogues de silence, jusqu’aux rives de l’aurore.
Que le temps et l’âge ne vous accablent pas, car ils vous préparent à d’autres naissances, et dans vos jours amoindris, si votre vie fut juste, il naîtra de nouveaux songes heureux, pour ensemencer les siècles.

 

Pierre Rabhi, Extrait du Recours à la Terre, Terre du ciel, 1995.

 

http://www.pierrerabhi.org/blog/index.php?static/biographie

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 16:25

Je pensais écrire un article mais cette vidéo sent tellement l'essence de la Gascogne qu'elle explique mieux qu'un article ce que nous proposons, de l'Authenticirté!

 

Cliquez sur le lien!

 

link

 

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 15:16

A l'heure ou le monde se pose des questions sur l'économie, la politique des pays du maghreb et l'islam. Où l'on tremble à l'idée de la chute des économies mondiales. Il existe un pays caché au confins de l'Europe dans lequel rien ne semble avoir changé.

Je suis né en 1850 dis-je fréquemment en pied de nez à mon inaptitude technique au langage courant, à la société de consommation, aux faux semblants...

Et j'en joui encore aujourd'hui de ce décalage. 26 novembre 2011 un homme et son chien Febus, Gascons de pure race battent les labours. La saison n'est pas bonne, pas de quête mais il faut bien sortir les chiens. Febus s'en donne à coeur joie et l'on comprend bien que ni les soucis de DSK ni les remues ménages journalistique ne l'atteignent.

Parenthèse intemporelle dans l'esprit de son maître, qui chose rare ne pense à rien, il jouit. Il n'a pas à se demander si telle forme langagière serait plus aguicheuse pour attirer le chaland et augmenter son chiffre d'affaire. Pas d'interrogation non plus sur la meilleure façon de séduire. Il jouit de rien. Plaisir simple et rural d'un champs de maïs récemment labouré en automne.

 

Le lièvre surgit et le chien donne de la voix! Un coup de chance, le sol trop sec ne laissait aucune fragrance mais le lièvre dérangé par mes pas à quitté son gîte.

Le fusil  "Robust" du catalogue manufrance hérité de mon grand père tuera ce magnifique animal et le chien joyeux rend son maître heureux.

Le temps n'existe plus, nous sommes heureux et cela aurait été de même en 1870, en 1925 en 1950 ou 70. Du bonheur du vrai de celui qui vous fait penser que vous êtes plus riche que tous!

Ce bonheur juvénile et intense m'emmène en vagabondage de partages, avec qui vais-je partager ce bonheur? Le lièvre sera partagé avec ma grand mère 88 ans bientôt et qui n'a pas dû manger de lièvre depuis que son époux n'a plus chassé, depuis il est mort et il ne fut plus jamais question de lièvre. Il doit y avoir 35 ans qu'elle n'en a plus mangé pourtant dans son existence cela était met de choix et pour autant courant!

Il faudrait aussi pouvoir le partager avec ceux trop rares qui apprécieraient un repas de plusieurs heures, dans lequel une ribambelle de plats de ris de veau, de foies gras, de sauces, d'oiseaux interdits, de bécasses et de venaison amènerait  lentement comme un point culminent le civet de lièvre. Les douceurs suivraient comme quelques gourmandises des croustade puis des crêpes riches du lait frais de la ferme de Xavier. Terminé par l'armagnac sorti d'une Dame Jeanne poussiéreuse dont le vin récolté il y a si longtemps avait avant d'être pressé voyagé sur un char à boeufs Gascons eux aussi.

Il pourra te sembler lecteur que, pris par une rêverie inexpliquée, je fais ici état d'une scène du passé impossible à vivre en 2011 pourtant tout est actuel, tout est possible. Tellement intemporel.

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 07:38

               Le 2 octobre dernier nous avions parlé de notre passion, souris de leur ignorance.

               Parlé de notre âge à peine trop avancé pour penser pouvoir vivre cette passion encore assez longtemps. Et convenu que cet age voyant approcher la quarantaine nous permettait maintenant sans le moindre pincement au coeur de vivre ette passion fièrement malgré les quolibets de ceux qui nous entourent.

              Choisir d'être recortador à Nogaro, ce serait comme être joueur de Cricket ou de football américain à Paris inutile... C'est se mettre dans la position de celui que l'on raille et il en faut alors du courage pour affronter la douleur seul quand une corne est passée trop près.

              Avoir du courage aussi pour se retrouver seul au fond de la Navarre de la province de Castellon ou en Catalogne affrontant des vaches ou des toros et rentrer dans son pays désert de reconnaissance, d'admiration.

             Plus jeune nous aurions voulus toi et moi, mais nous étions à côté, juste à côté. Deux décennies plus tôt tu eut été un bon sauteur de course landaise, mais dans les années 1990 2000 les gymnastes étaient arrivés, seuls compte aujourd'hui la perfection esthétique, les réceptions, toi tu était torero. Dans ta tête, dans ton coeur de toute ton âme.

           Tu as choisi de t'exiler de partir et tu as connu la gloire à Madrid, Zaragoze, Taffalla, Peralta... Le respect aussi, celui de tes pairs. Ici ils ont continué de t'ignorer, ta gentillesse les obligeaient à te saluer mais tu sentais toujours une pointe de mépris railleur. Tu me l'avais dit, parfois, discrètement. Tu était discret.

           Bien sûr ils seront là maintenant à expliquer qu'ils t'avaient toujours respecté!

           Ils ne respectent rien ni personne, ils pensent qu'il n'existe qu'une voie, la leur. La tauromachie espagnole est à la mode, elle est "porteuse" et ils sont atour des arènes, expliquent qu'el Juli est le plus grand, méprisent le torero vaillant et travailleur. Puis c'est la mode du rugby, ils encensent les joueurs de l'hémisphère sud, dopés, tricheurs et purs produits du marketing télévisuel.

           Tu es resté fidèle à toi même et maintenant que, conscient du chemin accompli, tu commençais à jouir de ta passion sans entrave, tu es parti. Tu restera pour moi un ami, sincère et discret.

 

Adishatz Torero tout simplement.

 

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